Nantes, les syndicats de la Police Municipale réaffirment leur souhait d'une police armée

Alors que la mairie de Nantes annonce un renforcement de ses effectifs de sa police municipale et de nouveaux équipements pour 2017  les syndicats de la police municipale souhaitent réaffirmer leur besoin de moyens de riposte efficace, face aux réalités dangereuses du terrain…


 
 
 


Jean Louis Del Pistoia, le directeur national de la communication de l'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux, déclare  que "si  la police municipale a pour  vocation  selon les Code Général des Collectivités Territoriales (article 2212-2) et l
Code de la Sécurité Intérieure (article 511-1)  d'assurer le bon ordre, la salubrité, la tranquillité mais également la sécurité publiques, comment la police peut-elle assurer ses missions, sans en avoir les moyens suffisants ?"
Et Jean Louis Del Pistoia de rappeler que :  "les agents sont protégés mais nombre de policiers municipaux sont tombés sous les balles de malfrats et de terroristes sans avoir les moyens de riposter, et ils ne peuvent donc pas assurer la sécurité publique".
 
De son côté le FOPM (Syndicat des Policiers Municipaux) estime carrément que "Madame le Maire est toujours à côté de la plaque". Et le FOPM de se demander comment Johanna Rolland peut elle dire que les policiers municipaux n’ont pas de légitimité à être armés en recrutant massivement des effectifs et en les dotant de gilet pare-balles. "Elle reconnaît d’un côté les besoins de sécurisation des Nantais mais n’y répond pas, par ignorance du sujet", argumente le FOPM. "Même en nombre, comment faire face à un acte terroriste, criminel ou plus couramment délictuel avec une « petite » bombe lacrymogène ou un lanceur de balles par voiture ? Que répondra-t-elle si un drame survenait et que ses agents se retrouvent dans l’impossibilité d’agir faute de moyen?" Jean Louis Del Pistoia évoque alors Clarissa Jean Philippe policière municipale de Montrouge : "Elle n'était pas armée, elle n'a pas pu tenter de mettre hors d'état de nuire le sinistre Coulibaly qui a pu, quant à lui, poursuivre sa folie meurtrière et faire d'autres victimes innocentes". 
 
Et le FOPM de souligner que dans beaucoup d’autres villes, des policiers patrouillent armés : "et cela ne les dérange en rien dans leur proximité, dans leurs missions de sorties d’écoles, dans leurs ilotages, c’est en réalité un faux débat et dire le contraire relève de l’ignorance en la matière".
 
Le FOPM estime enfin que les élus font preuve d’ignorance des réalités du terrain : "Les élus pensent encore que lorsque l’on porte un uniforme bleu, avec écrit dessus le mot « municipale » cette police là ne court pas le danger d’être pris pour cible". Puis le représentant syndical lance : "Nous proposons à Madame Roland de venir patrouiller dans les quartiers en portant un uniforme, avec ses agents, également les soirs en ville. Il faut qu’elle sorte de son bureau feutré pour véritablement comprendre et constater le quotidien de ses policiers et les risques que nous encourons, probablement que là, elle comprendra que notre demande d’être armé n’à rien de farfelue ; mais bien une nécessité de service pour être prêt le cas échéant… "
 
 
" Dans le cas où un policier municipal verrait son intégrité physique menacée ou pire, les responsabilités seront recherchées et engagées car  n'oublions pas que le  maire doit s'assurer que les agents placés sous son autorité exercent toutes leurs missions en toute sécurité. La profession ne veut plus compter ses morts à cause du manque de pragmatisme de certains élus", conclut Jean Louis Del Pistoia.